Faillite et contrôle

La médiasphère post-confinement, le phénomène du blast. Un événement qui efface tout. Le flot verbal, une frénésie presque aphasique. Afflux de trafic supérieur aux précédents records (les chaînes info), fascination mortelle et pétrifiante. Liens avec le pouvoir, un bref rappel des faits. « L’ordre dégradant de la horde », je cite Pasolini. Les questionnements contemporains, et le titre du livre : Paris-Plage. Suis aveugle chose jugée compulsif addictions n’importe où pharmacie Pôle emploi Monoprix musculaire la dépense excrétions. Que dit-il, ce roman ? Ce qu’il dit, et rien d’autre. La personnalité schizoïde de l’auteur, et Alexandra Rose. La machine narrative, des éléments contextuels, la France en 2020 (peut-être un peu), le virus (peut-être trop), quelques hardeurs, des insertions, un héritage, le ventre, la queue, la chatte. L’appareil digestif. Le fleuve gris et sale qui mouille la capitale, un bref rappel des faits. Veine sombre, acharnement vital. Des murs de signes, des objets poétiques. Un voyage en septembre, à condition de pouvoir se déplacer. Les règles syntaxiques, lexicales et phoniques de la langue. Sang noir et tout ce qui résiste. De la mauvaise cocaïne, des abonnés reclus. Le forfait 10 Go, le paquet de chips et la télécommande. Des lames d’acier, des vocations totalitaires. Au nom de la démocratie, de l’égalité, de la justice, de la transparence et sans gluten. L’offre politique et les produits au catalogue. D’incessantes digressions, des tensions dialectiques et la météo. Les pressions remontent sous l’influence d’une dorsale dirigée par l’anticyclone des Açores. Des conversions mystiques, l’emploi du temps et le calendrier. Alex est aux Bains du Marais avec Julie, je mange des brochettes de Kefta. Alex qui veut acheter le sac Lady Kwaidan Editions, et la distance qui nous sépare. Le plus étrange, dans ce voyage. Le sens de l’inaccessible et hors de toute logique. Les chants barbares. Les saumons qui, à maturité, remontent les rivières, rejoignent leur lieu de naissance. C’est là qu’ils se reproduisent. La ligne et la boucle, la cohérence de l’œuvre. Continuité de la trame, expulser tout son air. Respire.